Le "Get Out" marque la fin de chaque résidence Squatfabrik. C'est le moment où le public peut expérimenter, découvrir et discuter du travail ou des réflexions derrières le travail du mois de résidence à la Kulturfabrik.
Les artistes invité·es de cette première Squatfabrik, qui commencera le 6 avril pour se finir le 3 mai 2026, sont :
- Françoise (LU/UK) : Françoise est une artiste et contorsionniste qui utilise son corps comme principal moyen d'expression. L'ensemble de son œuvre s'exprime à travers le corps, fait appel à des matériaux issus du corps ou se concentre sur l'expérience corporelle.
À travers sa pratique multidisciplinaire, elle explore l’expression corporelle, la manipulation et l’augmentation, ainsi que l’abstraction du corps et sa relation à l’environnement. Ancrée dans la pratique du mouvement et de la contorsion, son travail s’étend à l’art corporel, à l’installation, au dessin, à l’écriture, à la photographie, à la sculpture et à la vidéo. Poussée par le désir de faire l’expérience de l’interaction entre la conscience et son lien apparent avec le corps physique, ses explorations artistiques remettent en question les frontières entre le physique et le mental, interrogeant la forme humaine et le concept d’existence linéaire. L’intention première de son travail est d’embrasser la fluidité de l’expression de soi et de transmettre l’absence de forme dans un monde rempli de formes.
- Luiza Prado ( BR/DE) : Luiza Prado de O. Martins est une artiste qui explore les liens entre la nourriture, la flore, la sexualité, les infrastructures de santé et les technologies numériques. Elle s’intéresse particulièrement aux processus indispensables à la mise en place de soins collectifs, multi-espèces et multispécifiques.
Son travail explore la matière première de la vie telle qu’elle circule et se répercute à travers les pratiques, les savoirs et les relations qui relient tous les êtres : humains et non humains, vivants et non vivants. Cette exploration prend souvent la forme d’installations, de performances, de sculptures et d’images animées, intégrant des matériaux tels que des bioplastiques, des infusions à base de plantes et des pigments végétaux.
Son travail est profondément ancré dans les récits et les pratiques de ses ancêtres, qui vivaient dans les espaces ruraux et urbains fragmentés aujourd'hui intégrés au Brésil. À travers ces mythologies et ces cosmovisions héritées, elle explore des récits personnels et collectifs au sein de contextes géopolitiques et temporels plus larges. Pour elle, l'art est un moyen de réfléchir à des questions telles que la protection de l'environnement, la justice reproductive et les avenirs ancestraux.